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La revue Musique Sacrée − l'Organiste : qui sommes-nous ?

Histoire

En 1874, Aloys Kunc, maître de chapelle de l’église métropolitaine Saint-Étienne à Toulouse, créait la revue Musica sacra. Après sa mort, en 1895, la direction fut brièvement reprise par son fils Pierre, avant d’être confiée au Père Comire en 1896. En 1902, ce furent les abbés Mathieu et Nouguès qui reprirent le flambeau, la revue s’appelant dorénavant La Musique sacrée. Dès 1908, le chanoine Nouguès se trouvait seul directeur ; décédé en 1925, il avait désigné l’abbé Auriol pour prendre sa succession. En 1934, l’abbé Courtonne créait à Nantes une autre revue, L’Organiste, dont il parvint à poursuivre la publication tout au long de la Seconde Guerre mondiale, tandis que celle de La Musique sacrée, après l’âge d’or des années 1930, se réduisit pendant l’Occupation à quelques numéros. En 1945, le chanoine Auriol se retira, confiant la direction de La Musique sacrée à l’abbé Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles. En 1951, La Musique sacrée et L’Organiste, alors dirigé par l’abbé Doyen, fusionnèrent pour devenir l’actuelle revue Musique sacrée – l’Organiste. L’abbé Roussel se retirant en 1968, l’abbé Doyen demeura seul directeur jusqu’en 1984, date à laquelle il passa la main à l’abbé Aubeux. Cette même année, la maison d’édition La Procure, qui s’était chargée depuis 1945 de la gravure, de l’impression et de l’administration de la revue, annonçait ne plus être en mesure de le faire. L’abbé Aubeux se tourna alors vers l’abbé Ory, curé vosgien qui présidait l’association d’éducation populaire Jeanne d’Arc, et avait créé en 1982 un Bulletin des chefs de chœur. Ce Bulletin disparut donc, l’association Jeanne d’Arc assurant dorénavant l’impression et la diffusion de la revue Musique sacrée – l’Organiste. En 2012, l’abbé Ory confiait la direction de la revue à Benoît Schwinden, nouveau président de l’association Jeanne d’Arc. La lourdeur des tâches conduisit au bout de quelques années à un partage du travail : à ce jour, Benoît Schwinden reste président de l’association, qui continue à prendre en charge l’édition de la revue ; mais la fonction de directeur de la publication est assumée à partir de janvier 2021 par Benjamin Straehli.

 

L’équipe actuelle

La revue est éditée et diffusée par l’association Jeanne d’Arc, présidée par Benoît Schwinden. Le directeur de la publication est Benjamin Straehli (à partir de janvier 2021). La revue accueille des contributions régulières d’Aurore Baal, Olivier Geoffroy, Edith Weber…
Pour la plupart, nous sommes des organistes, accompagnateurs réguliers de la liturgie. Au cours de son histoire, la revue a surtout été dirigée par des ecclésiastiques, elle a reçu la bénédiction de l’épiscopat, a été partenaire de maisons d’édition chrétiennes telles que La Procure du Clergé ou Europart. Plusieurs de ses directeurs ont eu des postes importants de maître de chapelle, de responsable diocésain de musique liturgique… Elle a été soutenue activement par de grandes figures de la musique, comme Henri Büsser (professeur au Conservatoire de Paris), Jean Langlais et Gaston Litaize (illustres organistes qu’il n’est même pas besoin de présenter), Pierre Doury (directeur du conservatoire de Saint-Maur des Fossés et professeur à la Schola Cantorum de Paris).
Aujourd’hui, elle est entre les mains de laïcs, dont les responsabilités ecclésiales se réduisent souvent à un poste d’organiste titulaire d’une tribune sans notoriété, et elle est éditée par une association d’éducation populaire. Nous n’avons pas le prestige de nos prédécesseurs : nous nous efforçons seulement d’offrir une musique qui soit digne de leur exemple. Nous ne bénéficions pas de forts soutiens institutionnels ou financiers : notre effort est indépendant. Notre parole et notre répertoire ne reçoivent pas de sanction officielle : nous ne prétendons être qu’une libre voix, offrant à l’Église et au monde une réflexion autonome sur la musique sacrée, cherchant à exprimer notre idéal et à donner, sous forme de partitions, des exemples de ce que pourrait être sa réalisation.